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September 28, 2021

L’Hospice Diane Morrison marque 20 ans de soins aux personnes sans abri de la collectivité

 Le refuge publie aussi son rapport d’impact communautaire, qui inclut 728 000 repas pour combler la faim 

 Ottawa, ON – Aujourd’hui, La Mission d’Ottawa et Ottawa Inner City Health (OICH) ont souligné le 20e anniversaire de la fondation de l’Hospice Diane Morrison qui prodigue des soins palliatifs aux personnes sans abri de la collectivité. 

Wendy Muckle, directrice générale d’Ottawa Inner City Health, a rappelé les raisons ayant mené à la fondation de l’Hospice. « Le risque de souffrir de problèmes de santé physique et mentale graves et de dépendance est beaucoup plus élevé chez les sans-abri et les personnes dans la rue. En effet, nos clients peuvent mourir jusqu’à 20 ans plus tôt que les personnes ayant un domicile fixe. Pensez-y : parce que vous n’avez pas de toit, votre risque de mort prématurée augmente énormément. » 

Un principe fondamental de l’Hospice est que nul ne meurt seul. La prestation de soins est fondée sur l’assurance de la dignité de chaque personne, qui reflète sa valeur intrinsèque en tant qu’être humain. L’Hospice accepte sans condition les sans-abri et leur fournit des soins palliatifs selon leurs besoins. 

Une subvention fédérale a rendu possible la mise sur pied de l’Hospice par OICH et La Mission. Le projet de prestation des soins directement aux itinérants visait à montrer que ce modèle de soins est plus accessible, plus adéquat, et qu’il améliore les résultats cliniques. « Au cours des vingt dernières années, l’Hospice en a fait la preuve », affirme Wendy Muckle. 

Le Dr Jeffrey Turnbull, directeur médical d’OICH, a souligné l’évolution du fardeau de la maladie des patients de l’Hospice et des soins prodigués. « Vingt ans passés, le sida était l’une des grandes causes de décès chez les itinérants, mais les progrès en matière de traitement ont fortement diminué l’incidence de mort prématurée chez cette population. Aujourd’hui, les causes de mortalité sont liées à l’impact de la dépendance et de la maladie mentale, notamment le trouble bipolaire, le syndrome de stress post-traumatique et d’autres affections. Cette population affiche des taux élevés de consommation d’alcool, de tabagisme et d’autres dépendances, qui causent le cancer, l’hépatite C et la défaillance des organes. » 

Bien que de nombreux patients décèdent à l’Hospice après un séjour de quelques mois, ce n’est pas toujours le cas. Certains souffrent de maladies chroniques nécessitant des soins palliatifs et ont une espérance de vie d’environ un an, comparé aux autres patients dont les maladies terminales les emporteront prématurément en trois mois ou moins. À l’Hospice, ils reçoivent des soins, une alimentation adéquate et d’autres soutiens, de sorte que leur santé s’améliore et qu’ils peuvent retourner là où ils vivaient auparavant ou dans un nouveau logement. « L’Hospice a prouvé que les personnes ayant connu l’itinérance qui tombent malades peuvent aller mieux moyennant des soins appropriés et des services de soutien », a ajouté le Dr Turnbull. 

 En plus d’offrir des soins adéquats et accessibles, l’Hospice est une initiative peu coûteuse. Cinq ans après l’ouverture de l’établissement, une étude sur le rapport coût-efficacité a déterminé qu’en comparaison avec le système de soins de courte durée, où le coût aurait atteint 900 $ par jour par patient, les soins prodigués à l’Hospice ont coûté 70 $ par jour. Sur une période d’un an, on a estimé les économies réalisées sur les soins à 1,39 million de dollars pour un groupe de 28 patients. La Mission et OICH étudient les possibilités de mettre à jour cette analyse selon l’évolution du contexte afin de refléter le travail actuel de l’Hospice, qui combine à la fois les soins palliatifs actifs et chroniques. 

Lynn Landis, directrice des Services de santé de La Mission, a décrit le cercle des soins fournis par l’Hospice. « Nous créons une atmosphère centrée sur le client qui célèbre la vie de nos patients. Ils ont des effets personnels dans leur chambre et nos célébrations spéciales incluent les anniversaires et les célébrations des Fêtes. Les préposés aux bénéficiaires et les travailleurs en entraide soutiennent les patients en les assistant dans les activités de la vie quotidienne comme les repas et le bain, ainsi qu’en les écoutant. Pour les nombreux patients souffrant de conditions douloureuses comme le cancer, la gestion de la douleur et des symptômes est essentielle pour assurer leur confort. La gestion de la dépendance est cruciale également. Les programmes de gestion de l’alcool et des opiacés reposent sur une approche de réduction des méfaits consistant à donner aux patients de petites quantités de substance pendant la journée. Leurs symptômes physiques et psychologiques étant ainsi contrôlés, leur qualité de vie s’améliore. » 

Lynn Landis a aussi souligné l’importance des soins spirituels, notamment le soutien en cas de deuil. « La douleur spirituelle et la solitude sont parmi les souffrances les plus profondes des itinérants. Bon nombre sont séparés de leur famille et n’ont que peu ou pas d’amis. Nous les entourons de notre cercle de soins, qui inclut l’aide spirituelle. Notre équipe de soins spirituels les écoute et leur offre du réconfort, soulageant ainsi leurs peurs. Lorsqu’un patient décède, nous tenons un service commémoratif pour permettre à sa famille, à ses amis ainsi qu’aux bénévoles et collègues de l’Hospice de se réconforter mutuellement », a-t-elle ajouté. 

Par ailleurs, La Mission a publié son rapport d’impact annuel qui énumère son action au sein de la collectivité au cours du dernier exercice. Parmi les contributions les plus significatives du refuge pour combler les besoins communautaires durant la pandémie, il faut noter la hausse considérable du nombre de repas servis au cours de la dernière année par l’entremise de son programme de repas communautaire modifié et de son camion repas. Comptant au départ cinq arrêts permettant de livrer 500 repas par semaine, le service de camion repas effectue maintenant 19 arrêts à Ottawa selon un horaire mobile, sept jours par semaine, pour un total de plus de 3 000 repas par semaine. Depuis ses débuts, le camion a livré plus de 150 000 repas à des résidents et résidentes de la ville. La Mission a aussi une liste d’attente composée de partenaires désireux de se joindre au programme. « Cela signifie qu’au cours du dernier exercice, nous avons servi près de 728 000 repas. Chaque fois que je pense à ce chiffre, je suis renversé par l’ampleur du besoin et le nombre de personnes que cela représente », a affirmé le directeur des Services alimentaires, le Chef Ric Allen-Watson. 

« Si la tendance se maintient, cette année nous allons livrer entre 900 000 et un million de repas. Chaque jour notre camion sillonne les rues d’Ottawa et des centaines de personnes font la file pour recevoir les repas nécessaires à leur survie. Les gens font la queue en déambulateur, en fauteuil roulant, avec leurs enfants. Des personnes qui n’ont jamais eu à se soucier de se nourrir et de nourrir leur famille avant l’arrivée de la COVID-19 viennent à notre camion pour survivre. Les clients nous disent qu’ils ont faim, parfois pendant des jours, jusqu’à ce que notre camion arrive. Dans une ville riche comme Ottawa, ce n’est pas normal, vraiment pas normal », a ajouté M. Allen-Watson. 

Peter Tilley a mentionné les autres réalisations de La Mission au cours de la dernière année, malgré l’impact de la COVID-19, notamment : 

  • Fourni un refuge d’urgence à 1 244 personnes.
  • Trouvé un logement permanent à 144 personnes.
  • Accueilli 15 362 patients en consultation de soins primaires à sa clinique médicale, de concert avec OICH.
  • Remis 85 certificats du programme de services liés à la dépendance et au traumatisme et 39 certificats des programmes d’études et de formation professionnelle.
  • Et ouvert « Chef Ric’s », la nouvelle entreprise sociale de La Mission, qui bonifie notre Programme de formation en services alimentaires et propose des aliments sains à des prix très abordables. 

« Ottawa connaissait déjà un état d’urgence en matière de logement et une épidémie liée aux opioïdes avant la COVID-19. Étant donné l’impact de la pandémie sur notre santé mentale collective, sur l’insécurité alimentaire et sur le risque de sans-abrisme, nous prévoyons demeurer le premier lieu de refuge pour encore plus de personnes vulnérables après la pandémie », a conclu Peter Tilley. 

À propos de La Mission d’Ottawa 

Depuis 1906, La Mission d’Ottawa est au service des sans-abri, des affamés et des âmes perdues, leur offrant des repas, des vêtements, un refuge et des compétences. En 2020-2021, La Mission d’Ottawa a hébergé en moyenne 185 hommes toutes les nuits et a servi en moyenne 1 994 repas par jour. La Mission d’Ottawa offre également aux hommes et aux femmes des soins de santé, des programmes de santé mentale et de traitement des dépendances, des soins palliatifs, des soins dentaires, de l’aide en éducation, de la formation à l’emploi et du soutien spirituel ainsi que des vêtements à des milliers de personnes démunies dans notre collectivité. En septembre 2020, La Mission d’Ottawa a souligné la millionième heure de service du refuge depuis sa fondation en 1906. En 2019, le lancement d’un nouveau département du logement a permis à La Mission de devenir un refuge centré sur le logement conforme à son engagement selon lequel un logement est un droit humain. Voir ottawamission.com pour en apprendre davantage. 

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