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Ottawa ON – Alors qu’Ottawa s’engage dans la deuxième vague de la pandémie de COVID-19, La Mission d’Ottawa a publié un sondage d’opinion publique réalisé par la firme Nanos Research qui montre l’impact de la pandémie sur les finances, la santé mentale et le risque d’itinérance perçu chez les résidents et résidentes.

« L’an dernier, l’itinérance atteignait un niveau jamais vu dans la collectivité et le conseil municipal d’Ottawa déclarait unanimement un état d’urgence en la matière en janvier de cette année. Aujourd’hui, sept mois après l’arrivée de la COVID-19, ce sondage montre le fardeau que la pandémie fait porter à nos citoyens et citoyennes, notamment en ce qui concerne les pressions financières, les atteintes au bien-être ainsi que les préoccupations liées au risque accru de sans-abrisme. À l’approche de l’hiver et face à la levée des interdictions d’expulsion en raison de la COVID-19, il nous faut un plan dès maintenant pour endiguer l’itinérance dans notre ville », a déclaré l’agente de liaison spéciale en matière de logement et d’itinérance, la conseillère Catherine McKenney, qui a présidé la conférence de presse tenue aujourd’hui.

Nik Nanos, président de Nanos Research, a présenté les conclusions accablantes du sondage. « Plus du tiers des répondants ont indiqué que la COVID-19 a eu un impact négatif (18 %) ou plutôt négatif (18 %) sur leurs finances personnelles, attribuable selon la plupart à une perte de revenu ou d’emploi. Un peu moins d’une personne sur cinq a dit que la pandémie a accru (6 %) ou plutôt accru (11 %) le risque d’itinérance des personnes qui leur sont chères. Un peu moins d’une personne sur dix a dit que la pandémie a augmenté le risque qu’elle court de devenir sans-abri. »

En novembre 2019, Nanos Research avait révélé que près de la moitié des résidents et résidentes d’Ottawa avaient dit connaître une personne chère qui risquait de devenir sans-abri et que l’itinérance était pour eux la question la plus préoccupante au niveau municipal. En août 2020, dans un sondage réalisé pour l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance, Nanos Research a signalé qu’une forte majorité (72 %) trouvait urgent de continuer à lutter contre l’itinérance au Canada, un peu plus d’un Canadien sur sept étant inquiet (5 %) ou légèrement inquiet (11 %) de pouvoir payer ses coûts de logement.

Selon le nouveau sondage Nanos réalisé pour La Mission d’Ottawa, plus d’une personne sur dix à Ottawa (6 %) ou un membre de son ménage (6 %) touche la Prestation canadienne d’urgence (PCU), une majorité d’entre elles (42 %) craignant ou craignant quelque peu (31 %) la fin de la PCU. Par ailleurs, un répondant sur deux est préoccupé (20 %) ou quelque peu préoccupé (30 %) par un possible impact négatif d’une deuxième vague de COVID-19 sur ses finances. Près des deux tiers des répondants seraient favorables (51 %) ou quelque peu favorables (17 %) à la création d’un programme de revenu de base.

Le nouveau sondage révèle aussi l’incidence significative de la pandémie sur la santé mentale des répondants, la majorité d’entre eux ayant signalé un impact négatif (17 %) ou quelque peu négatif (47 %) causé par la quarantaine et l’isolement ainsi que des problèmes de santé mentale comme l’anxiété, le stress et la dépression.

« Il est clair que la pandémie a touché fortement les gens d’Ottawa. Cela soulève de très graves questions sur l’atténuation des impacts en début de deuxième vague de COVID-19 », d’ajouter Nik Nanos.

En parallèle avec le nouveau sondage Nanos, La Mission d’Ottawa a publié un rapport de recherche qui a analysé les conditions de santé et de vie de 283 invités ayant séjourné au refuge entre 2015 et 2019. On a conclu que le niveau de besoin de 48 % des clients était moyen et élevé pour 48 % d’entre eux. Stephanie Rattelade, PhD, gestionnaire de données et d’évaluation de La Mission, a présenté l’analyse qui révèle que :

  • 76 % des invités du refuge ont souligné un problème de santé mentale ou une déficience cognitive qui entrave leur vie de tous les jours;
  • 71 % ont souligné au moins un problème de santé grave ou chronique;
  • 49 % ont souligné une consommation excessive de substances ou d’alcool;
  • 40 % ont souligné des problèmes de santé mentale ou d’abus de substances concomitants; et
  • 51 % ont souligné des antécédents de traumatisme ou de mauvais traitements directement liés à leur état d’itinérance.

Les invités du refuge ont aussi mentionné d’autres aspects problématiques de leur vie comme leur présence dans des situations à haut risque, la difficulté à gérer l’argent et le manque d’activités utiles dans leur vie.

« Les niveaux des besoins de santé complexes des répondants étaient élevés par rapport aux autres études portant sur des populations de sans-abri. Ces résultats mettent en évidence les défis quotidiens que rencontrent certains des hommes sans-abri de notre ville », a dit Stephanie Rattelade.

Avant l’installation de lits provisoires pour hommes sans-abri au Centre Jim Durrell, La Mission d’Ottawa était en surcapacité depuis trois ans pour ce qui est des lits en refuge d’urgence et installait des matelas sur le sol de la chapelle pour répondre aux besoins. Le Centre a amélioré la situation et permis à La Mission de renforcer les mesures d’éloignement social au sein du refuge afin de minimiser le risque posé par la COVID-19. Mais les besoins en lits d’hébergement d’urgence sont en augmentation constante au refuge, ce qui crée de réelles inquiétudes à l’approche du temps froid puisque le taux de l’occupation à La Mission monte généralement d’au moins 10 % pendant les mois d’hiver.

« Un bien mince écart sépare les sans-abri de ceux qui ont un logement. Bon nombre de nos invités au refuge sont durement éprouvés par des conditions de santé qui sont compromises, surtout des problèmes de santé mentale, et des situations difficiles comme des problèmes financiers. La COVID-19 a aggravé les problèmes de santé mentale et le stress financier dans l’ensemble de la collectivité. En ce début de deuxième vague, je crains réellement que ces problèmes s’aggravent et que plus de gens soient incapables de préserver leur logement ou leur santé mentale », a souligné Peter Tilley, président et directeur de La Mission d’Ottawa.

« En 2019, on a confirmé que les membres de notre collectivité croient que l’itinérance doit être la priorité numéro un du conseil municipal d’Ottawa. En 2020, on apprenait que deux personnes sur trois à Ottawa sont favorables à un programme universel de revenu de base, qui serait de compétence fédérale, afin de s’attaquer à l’impact financier de la COVID-19. Étant donné l’ampleur du phénomène de l’itinérance à Ottawa ainsi que les répercussions de la COVID-19, tous les niveaux de gouvernement sont appelés à oeuvrer ensemble pour répondre au problème dès maintenant et prévenir qu’un plus grand nombre d’Ottaviens et d’Ottaviennes se retrouvent sans-abri », a conclu Peter Tilley.

À propos de La Mission d’Ottawa

Depuis 1906, La Mission d’Ottawa est au service des sans-abri, des affamés et des âmes perdues, leur offrant des repas, des vêtements, un refuge et de l’espoir. En 2019-2020, La Mission d’Ottawa a hébergé en moyenne 197 hommes toutes les nuits et a servi en moyenne 1 422 repas par jour. La Mission d’Ottawa offre également aux milliers de personnes en difficulté des soins de santé, des programmes de santé mentale et de traitement des dépendances, des soins palliatifs, des soins dentaires, de l’aide en éducation, de la formation à l’emploi, du soutien spirituel ainsi que des vêtements pour hommes. En septembre 2020, La Mission d’Ottawa a souligné la millionième heure de service du refuge depuis sa fondation en 1906. En 2019, le lancement d’un nouveau département du logement a permis à La Mission de devenir un refuge centré sur le logement conforme à son engagement selon lequel un logement est un droit humain.

À propos de la méthodologie de Nanos Research

Nanos a mené une enquête téléphonique par composition aléatoire (lignes terrestres et téléphonie cellulaire) auprès de 801 résidents de la Ville d’Ottawa âgés de 18 ans et plus, du 10 au 20 septembre. Les participants ont été recrutés au hasard par une personne au téléphone et ont répondu à un questionnaire en ligne. La marge d’erreur de l’enquête est de ±3,5 points, 19 fois sur 20. La recherche a été commandée par La Mission d’Ottawa et effectuée par Nanos Research.

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